Historique

Dès 1966, notamment sous la pression des pêcheurs, le débat sur la protection et l’épuration des eaux s’ouvre dans les communes de la Vallée de Delémont. Mais tous les projets de stations d’épuration (STEP), communales ou intercommunales, capotent sur l’épineuse question du lieu d’implantation des STEP projetées. L’opposition de Delémont à la construction d’une STEP régionale au confluent de la Birse et de la Sorne, exprimée lors de l’assemblée communale du 7 décembre 1972, entraîne même la mise au rancart des projets pour près de cinq ans.

En 1977, craignant que cette mise en suspens se prolonge au point de pénaliser les communes en matière de subventions fédérales, le préfet du district de Delémont Jacques Stadelmann et son secrétaire Luc Fleury rouvrent le dossier. Deux coups de pouce essentiels favorisent cette relance :

  • grâce à l’intervention du maire de Soyhières Paul Wernli, les propriétaires du Bois du Treuil vendent une parcelle de leur domaine sur la rive droite de la Birse, commune de Courroux, trois kilomètres en aval du confluent du Colliard. Ce lieu emporte l’adhésion des communes, de Glovelier à Mervelier !
  • les autorités fédérales et cantonales approuvent la localisation de la STEP et, surtout, acceptent de subventionner les trois kilomètres supplémentaires de canalisations devant mener aux futures installations.

En fin d’année 1978 et au cours des premiers mois de 1979, les seize communes 1) concernées à l’époque confirment leur adhésion à la solution régionale. Toutes approuvent, aux urnes ou en assemblée, la création du Syndicat intercommunal pour l’épuration des eaux de Delémont et des environs, le SEDE, officiellement constitué le 11 juin 1979.

Dans la foulée, les mêmes communes, solidaires, votent le crédit de 46,5 millions de francs destiné au financement de la STEP et de ses 45 kilomètres de canalisations intercommunales, bassins de décantation et déversoirs d’orage. Entamés en 1980, les travaux s’achèvent en avril 1987 pour la STEP, en 1990 pour les canalisations et les ouvrages annexes.

Compte tenu du renchérissement intervenu au cours des dix années de travaux et des lourdes charges d’intérêt liées aux versements tardifs des subventions fédérales et cantonales, le coût final des travaux s’élève à 60,2 millions de francs, dont 15,5 millions de francs non subventionnés. Les montants dus par les communes ont été financés via la perception de la taxe unique dite de «raccordement à la STEP» prélevée auprès des propriétaires d’immeubles.

1) Pour connaître le développement du SEDE, cliquer sur l’onglet «présentation»